Jeudi 25 janvier 2007
Alcool et drogue au volant !!!
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Attention aux lieux commun
« Quand je conduis après avoir fumé, je conduis moins vite. Je ne prends donc pas de risque ».
En cas d’urgence, le temps de réaction est plus long et ce même en réduisant sa vitesse, le risque d’accident est multiplié par 2.
« En cas d’accident, mon assurance me couvrira ».
L' implication dans un accident sous influence de stupéfiants, relève d'une faute de nature à limiter, voire exclure, tout droit à indemnité.
« Je fume régulièrement. Cela me fait donc beaucoup moins d’effet ».
Lorsque l’on fume, on recherche certains effets. Si les effets diminuent avec l’usage, le consommateur augmentera la quantité absorbée pour retrouver les mêmes effets. C’est la logique même du produit.
Effets chimiques des drogues
Toute drogue a des effets négatifs sur la conduite, même un simple joint, car leur consommation modifie profondément le comportement du conducteur.
Le cannabis
altère en effet la
vision
, l’
auditio
n
et les
capacités de coordination
. Le temps de réaction s’allonge, la capacité de contrôle d’une trajectoire diminue et la réponse en situation d’urgence se détériore. Certains types de cannabis à forte teneur en principes actifs peuvent provoquer une véritable ivresse. Chaque année, 230 personnes, dont une grande majorité de moins de 25 ans, sont tuées sur les routes, dans des accidents imputables au cannabis.
Les drogues synthétiques
comme l’ecstasy, très prisées dans certaines boîtes de nuit, entraînent temporairement un état d'éveil et d'excitation qui
masque la fatigue
. Elles induisent un faux sentiment d'assurance et de contrôle de soi. Elles
augmentent les prises de risque
et peuvent provoquer des comportements irrationnels au volant.
La cocaïne
induit une
fausse impression de stimulation
et
développe l’agressivité au volant
.
Vigilance accrue avec les mélanges
La consommation simultanée de drogue et d’alcool, voire l’association de plusieurs drogues renforce les effets de chacun de ces produits. Par exemple, le mélange alcool/cannabis multiplie par 14 le risque d’accident mortel.
Les sanctions encourues
Il faut aussi savoir que, désormais, les conducteurs impliqués dans un accident mortel sont soumis à un dépistage systématique des drogues. Dans le cas d’un accident ou de certaines infractions, un contrôle peut aussi être effectué.
Le dépistage de stupéfiants se fait par analyse d’urine. S'il est positif, une prise de sang est effectuée. Même en cas de consommation ancienne (par exemple la veille du contrôle), le test urinaire peut s’avérer positif et entraîner une rétention immédiate du permis en attendant les résultats de l’analyse de sang.
Alcool au volant
> Un conducteur est en infraction si son taux d’alcool est égal ou supérieur à 0,5 g/l dans le sang ou 0,25 mg/l d’air expiré (0,2 g/l dans le sang pour les conducteurs de véhicule de transport en commun).
> Entre 0,5 g/l et moins de 0,8 g/l, il encourt une amende maximale de 750 € et un retrait de 6 points du permis (= perte du permis probatoire !).
> A partir de 0,8 g/l, il risque jusqu’à 2 ans de prison et 4 500 € d’amende, en plus du retrait de 6 points. Une suspension du permis de conduire peut également être prononcée.
Drogue au volant
La conduite sous influence de stupéfiants, quel qu’en soit le taux, est punie d’un retrait de 6 points du permis, et au maximum de 2 ans de prison et de 4 500 € d’amende. Le permis probatoire est donc invalidé.
Drogue & alcool au volant
Si le conducteur se trouve également en état alcoolique (0,5 g/l dans le sang ou plus), les peines sont portées à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende. Des peines complémentaires peuvent être prononcées (suspension du permis, travail d’intérêt général, stage de sensibilisation…).
assises 2009